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Nouvelle saison nouvelles astuces

C’est reparti pour une nouvelle saison avec ses nouvelles expériences et l’apprentissage de la permaculture. C’est un cycle vertueux avec chaque fois des remises en question et de nouvelles idées pour améliorer son rendement de manière naturelle. Cette année j’ai décidé d’essayer trois nouvelles méthodes!

Lutter contre l’évaporation et l’assèchement du sol

Cette année la saison s’annonce probablement très chaude (on a vu déjà en février de nouveaux records de température) et la protection des sols va être très importante car il va falloir lutter mieux contre le gaspillage de l’eau et fournir de l’ombre pour protéger les légumes les plus sensibles.

 

 

Cela tombe bien car j’ai fait élaguer des boulots dont les branches étaient creuses et risquaient à tout moment de se briser (cette année on a eu de belles chutes d’arbres dans le quartier). Je me retrouve donc avec un gros tas de BRF.

Ce broyât va me servir en couverture de mes buttes et carrés potagers et je vais, cette année, mettre une couche plus importante (entre 5 et 10 cm) pour protéger de la chaleur et limiter au maximum l’évaporation de l’eau.

Il y a deux ans j’avais également élagué un platane et un saule dont il m’en reste encore une bonne partie déjà décomposée mais pas encore totalement.

J’ai donc une demi-couverture de sol car elle est déjà en bonne partie assimilable par les plantes mais conserve malgré tout un pouvoir de protection.

J’ai donc recouvert d’abord mes buttes avec une bonne couche de celui-ci  et ensuite recouvert le tout d’un paillage qui m’a soit été gentiment donné par un de mes voisins soit avec mon nouveau broyât de boulot.

 

 

Avec cette double couche l’évaporation sera limitée et les légumes y trouveront l’eau et les nutriments nécessaires à leur développement.

Pour le complément en azote et autres minéraux j’arroserai de temps en temps avec du purin d’ortie durant la saison (cfr. l’article Comment faire son propre engrais).

Protéger la terre des bacs à semis

En ce qui concerne mes bacs de culture j’ai décidé cette année d’en utiliser un pour les semis directes (sans paillage) pour pouvoir récolter rapidement au printemps (radis, épinards, pois, haricots..).

Tant que le bac est recouvert du plastique transparent, l’évaporation n’est pas un problème et lorsque je récolterai les légumes, je recouvrirai la terre avec du BRF. Nous serons à ce moment là au mois de mai et le plastique ne sera plus nécessaire.

J’ai recouvert la terre de l’autre bac de culture avec mon broyât mais par contre j’ai fais des semis en pots au-dessus afin d’utiliser la place sous la bâche de protection. Ces légumes là seront repiqués en partie dans l’autre bac après la première récolte.

Cela me permettra de faire les repiquages  avec un choc beaucoup moins grand pour les légumes car ils ne souffriront pas d’une déplantation, où les racines sont parfois brisées, et surtout désolidarisées de la terre. Chaque année je constate que les plantules souffrent lors de cette opération et nécessite un temps de récupération. En semant dans des pots, il suffit de planter le tout en terre sans trop perturber le système racinaire.

Cette fois j’expérimente cette manière (uniquement avec des pots en plastique récupérés) pour justement limiter la « casse » mais aussi pour pouvoir repiquer les légumes dans un bac de culture mais protégé par du paillage.

Cultiver des légumes perpétuels

Dans l’article Travaux d’hiver – utiliser ce qui est à disposition j’explique la construction d’un « bac » naturel avec les matériaux disponibles de mon jardin. J’ai planté dans ce bac des légumes « perpétuels » c’est à dire qu’ils persistent d’année en année et produisent des légumes anciens de manière +- autonome.

L’avantage de ces légumes c’est qu’ils produisent tout seul plusieurs années, l’inconvénient c’est qu’ils occupent une place sur laquelle on ne peut pas faire de rotation sur une même année. La rentabilité est plus faible mais le plaisir d’avoir des légumes anciens, nutritifs et surtout avec d’autres goûts vaut la peine d’essayer.

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J’y ai planté les légumes suivants:

  • Maceron: Céléri d’autrefois

Le maceron (Smyrnium olusatrum) est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères), parfois cultivée comme plante potagère pour ses feuilles et ses jeunes pousses consommées comme légume ou utilisées pour aromatiser les mets. Il est aussi apprécié pour sa racine tubérisée.

  • Per-cel: Céléri persil

Appelé également céleri persil. Plante de la famille du céleri, qui en a la saveur, mais plus proche du persil par son feuillage et sa rusticité. On l’utilise cru ou cuit pour aromatiser des salades, potages, poissons… Résiste bien au froid.

  • Oignon rocambole: oignon grelot

Variété d’Oignon, aussi appelée Oignon perpétuel ou Oignon d’Egypte, ayant la particularité de produire des bulbilles aériennes. Plante vivace très rustique, l’Oignon rocambole peut rester plusieurs années en place au potager, il est idéal en permaculture. Ce légume ancien se cultive pour ses oignons grelots et ses feuilles, à consommer comme la ciboulette. Plantez-le au printemps, de mars à mai ou à l’automne, en septembre – octobre.

  • Poireau perpétuel à gousses, poireau des vignes

Le poireau perpétuel est un légumeancien, déjà utilisé par les hommes préhistoriques. Cette espèce est l’ancêtre du poireau des jardins nommé Allium porrum. S’il est moins cultivé de nos jours, il connait un renouveau d’intérêt, partagé pour tous les légumes anciens. Il est heureux de constater que des techniques culturales anciennes reviennent à la mode et puisse être transmises ainsi. Bien sûr, la gestion d’un légume perpétuel se fait sur plusieurs années, au contraire du poireau des jardins, par exemple, qui est récoltés entièrement et semés tous les ans.

  • Oseille vierge, Rumex Arifolius

L’oseille vierge est une espèce très intéressante, car elle ne monte pas en graines, elle ne développe que du feuillage, ce qui facilite les récoltes.
C’est une robuste plante vivace qui développe des feuilles arrondies. Elle a un petit goût acidulé très apprécié dans les salades, les omelettes ou les quiches.

  • Chervis vierge, Rumex Arifolius

Légume oublié vivace, le chervis est une Apiacée cousine de la carotte, du panais… Sa racine fuselée ressemblant à un long doigt pouvant atteindre 40 cm est très intéressante pour la finesse de sa saveur, à la fois sucrée avec un goût de noisette. Se consomme cuite à la vapeur ou frite à la poêle.

  • Raiponce

La raiponce est un légume qui a très largement disparu des étals des marchés. C’est l’un des légumes parfait pour la culture Bio, dans le sens où il ne souffre d’aucune maladie pourtant la raiponce reste difficile à trouver. Biensûr on trouve encore le légume ici et là, certains jardiniers amateurs continuent de perpétuer leur culture.
Il fait partie des légumes racines mais tout est bon dans la raiponce et l’envie des jardiniers de cultiver des produits authentiques pour le plaisir de nouvelles saveurs ne tarderont pas à reprendre le flambeau…

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